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Union Générale des Travailleurs de Côte d'Ivoire
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Histoire de la Côte d'Ivoire
    
 Histoire pré-coloniale

 

Les premiers européens à penétrer le pays sont les navigateurs portugais en longeant les côtes africaines, à la recherche de la route vers l’Inde. Ils baptisent le pays "Côte des méchants hommes" ou "Côte d’Ivoire" selon l’accueil fait par les populations. Le commerce de l’ivoire, des fusils et la traite des noirs se mettent vite en place. Les ports de San Pedro et Sassandra ont conservé les noms de marins portugais. Les négriers britanniques sont également présents. Le premier contact avec la France date de 1637, lorsque des missionnaires débarquent à Assinie, près de la Côte-de-l'Or (actuel Ghana). Mais il n’y eut pas d’établissement, la côte étant inhospitalière.

Au XVIIIe siècle la région est envahie par deux groupes cousins des Akans : les Agnis dans le sud-est et les Baoulés dans le centre. Les explorateurs, missionnaires, commerçants et soldats étendirent progressivement le territoire sous le contrôle français à partir de la région de la lagune. Cependant la colonisation ne fut pas achevée avant 1915.


Colonisation française

La Côte-d’Ivoire devint officiellement une colonie française le 10 mars 1893. Le capitaine Binger, qui partit de Dakar pour rallier Kong, où il rencontra Louis Marie Marcel Treich-Laplène (un commis d'Arthur Verdier), fut le premier gouverneur. La capitale était à Grand-Bassam.

Il négocia des traités frontaliers avec le Royaume-Uni (pour le Libéria) et plus tard commença une campagne qui dura jusqu’en 1898 contre Samory Touré, un chef guerrier malinké guinéen.
De 1904 à 1958, le pays est inclus dans la Fédération de l'ouest africain français appelée Afrique occidentale française (AOF). C’était une colonie et un territoire d'outre-mer pendant la Troisième république. Jusqu’à la période suivant la Seconde Guerre mondiale, les affaires gouvernementales sont caractérisées par l’association qui faisait des habitants des colonies des sujets français sans droit de représentation. Sa capitale est Bingerville jusqu’en 1933, puis Abidjan.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Régime de Vichy garde le contrôle du territoire jusqu’en 1943, quand le GPRF prit le contrôle de l'AOF. La conférence de Brazzaville en 1944, la première assemblée constituante de 1946 et la gratitude de la France pour la loyauté des Africains poussèrent à des réformes à partir de 1946. La citoyenneté française fut accordée aux sujets africains, le droit de s’organiser politiquement leur fut reconnu, et le travail forcé fut aboli par la loi du 11 avril 1946, proposée par Félix Houphouët-Boigny.
En 1956, la loi cadre de réforme de l’outremer décida du transfert de nombreux pouvoirs de Paris vers des autorités locales et d’une plus grande uniformisation des conditions de vote.


L’indépendance

Les étapes


En décembre 1958, la Côte d’Ivoire devient une république autonome par le référendum, qui crée la Communauté française entre la France et ses anciennes colonies. Le 7 août 1960 l’indépendance prend effet. Le pays reste cependant très lié à la France :

• sa monnaie est dirigée par la Banque de France, par le biais de l’union monétaire d’Afrique occidentale (franc CFA) ;
• de nombreux investissements français rendent l’économie ivoirienne dépendante de la France.


L’ère Houphouët-Boigny

Le président-fondateur est Félix Houphouët-Boigny. Il le resta à vie, s’appuyant sur son parti unique, le Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI). Il est également un des fondateurs du Rassemblement démocratique africain (RDA), parti politique d’avant l’indépendance pour toute l’Afrique occidentale française (exceptée la Mauritanie).
Houphouet Boigny

Il commence sa carrière en 1944 en fondant le Syndicat agricole africain, qui fut le noyau du PDCI. Après la Seconde Guerre mondiale, il est élu d’une courte majorité à la première assemblée constituante. Il représente ensuite la Côte d’Ivoire à l’Assemblée nationale de 1946 à 1959, se consacrant essentiellement aux organisations politiques inter-territoriales au sein de l’AOF, et à l’amélioration des conditions de travail. Il est également ministre de la République trois ans durant.
Il devient le premier premier ministre de la Côte d’Ivoire en avril 1959, et en 1960 est élu président. Il est ensuite constamment réélu de cinq ans en cinq ans à partir de 1965. Son parti unique, le PDCI-RDA, occupe tous les sièges de l’Assemblée nationale.


      Politique extérieure

Houphouet Boigny
En mai 1959, Félix Houphouët-Boigny crée le Conseil de l’entente avec le Niger, la Haute-Volta (Burkina Faso), le Togo, et le Dahomey (Bénin), organisation de développement économique. Il affirme que la seule voie pour la solidarité africaine est le développement économique progressif et la coopération politique, reconnaissant le principe de
non-intervention dans les affaires internes des États africains.
Le 21 avril 1961, il signe un accord d’assistance militaire avec la France. Cet accord est également signé par le Dahomey et le Mali.

      Politique intérieure d’Houphouët-Boigny